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Ce qu’il ne faut pas faire au Vietnam : 15 erreurs à éviter pour un voyage réussi

Le Vietnam a ce talent rare : vous faire passer d’une ruelle parfumée au basilic thaï à une baie brumeuse, puis d’un bus bringuebalant à une table minuscule où l’on vous sert le meilleur phở de votre vie. Mais comme tout voyage qui mérite d’être vécu, il demande un minimum de préparation.

Entre les scooters qui surgissent de nulle part, les habitudes culturelles à respecter et les petites arnaques qui traînent parfois dans les zones touristiques, certaines erreurs peuvent vite compliquer le séjour. Rien d’insurmontable, rassurez-vous. Voici les 15 pièges à éviter pour voyager au Vietnam avec le sourire, les papilles en éveil et le portefeuille encore en forme.

Arriver au Vietnam sans avoir préparé l’essentiel

Ne pas vérifier les formalités d’entrée. Les règles de visa, la durée de séjour autorisée et les conditions d’entrée peuvent évoluer. Avant de réserver votre billet, consultez les informations officielles correspondant à votre nationalité. Une erreur dans un formulaire électronique, une date mal renseignée ou un passeport trop proche de sa date d’expiration peut transformer l’arrivée à l’aéroport en séance de paperasse improvisée.

Prévoyez également plusieurs pages vierges dans votre passeport et conservez une copie numérique de vos documents importants. Elle ne remplacera pas l’original, mais elle peut sauver la mise en cas de perte.

Vouloir tout visiter en une seule fois. Hanoi, la baie d’Ha Long, Hué, Hoi An, Hô Chi Minh-Ville, le delta du Mékong, les rizières du Nord et les plages du centre… Sur le papier, tout semble faisable. En réalité, le Vietnam est un pays long et les trajets prennent du temps.

Enchaîner quatre vols, trois bus de nuit et cinq hôtels en dix jours vous donnera surtout l’impression d’avoir voyagé entre des gares routières. Mieux vaut choisir une région ou un itinéraire cohérent. Pour un premier séjour, deux ou trois étapes bien explorées valent largement une collection de selfies pris à la hâte.

Se déplacer comme si la route vous appartenait

Sous-estimer la circulation à scooter. Traverser une rue vietnamienne peut sembler, au début, relever d’un sport extrême. Pourtant, le chaos apparent obéit à certaines règles : avancer lentement, rester prévisible et éviter les mouvements brusques.

Ne traversez pas en courant et ne vous arrêtez pas au milieu de la chaussée. Avancez d’un pas régulier en regardant dans la direction générale du trafic. Les scooters vous contourneront généralement. Généralement. Voilà pourquoi il vaut mieux éviter de consulter Google Maps en plein milieu d’un carrefour.

Louer un scooter sans permis adapté ni expérience. Les paysages du Vietnam donnent envie de prendre le guidon, mais les routes ne sont pas toujours adaptées aux débutants. Dans les grandes villes, la circulation est dense. Dans les montagnes, les virages peuvent être serrés, les chaussées dégradées et la météo changeante.

Vérifiez que votre permis est reconnu et que votre assurance couvre réellement la conduite d’un deux-roues au Vietnam. Portez un casque correct, inspectez le véhicule avant le départ et photographiez son état. Si vous n’êtes pas à l’aise, optez pour un chauffeur local ou un transfert organisé. Le voyage d’aventure, oui ; le séjour à l’hôpital, beaucoup moins.

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Monter dans le premier taxi venu. Dans les aéroports et les quartiers touristiques, certains chauffeurs peuvent gonfler la course ou proposer un tarif peu clair. Privilégiez les compagnies reconnues, les applications de transport réputées ou les taxis officiels identifiables.

Demandez si le compteur fonctionne avant de démarrer et vérifiez l’adresse affichée sur votre téléphone. Une capture d’écran du nom et de l’adresse de votre hébergement en vietnamien peut aussi éviter un long débat gestuel. C’est moins poétique qu’une arrivée spontanée, mais nettement plus efficace.

Mal gérer son argent et ses réservations

Confondre les billets vietnamiens. Au Vietnam, les montants en dôngs comportent beaucoup de zéros. Un billet de 500 000 dôngs et un billet de 50 000 dôngs ne se ressemblent pas tant que ça lorsqu’on les regarde trop vite, surtout après un long trajet.

Prenez le temps de vérifier chaque billet avant de payer. Rangez les coupures par valeur dans votre portefeuille et évitez de sortir une liasse entière devant tout le monde. Les cartes bancaires sont de plus en plus acceptées dans les hôtels et restaurants modernes, mais gardez toujours du liquide pour les marchés, les petits cafés et les échoppes de rue.

Ne pas négocier au bon endroit. Dans les marchés, certains prix sont négociables, mais ce n’est pas une invitation à transformer chaque achat en championnat du marchandage. Dans un petit restaurant familial, une boutique affichant clairement ses prix ou un café de quartier, négocier quelques milliers de dôngs peut surtout mettre mal à l’aise.

Si vous marchandez, faites-le avec humour et respect. Fixez un prix raisonnable, soyez prêt à partir si vous n’êtes pas d’accord et acceptez qu’une petite différence puisse représenter beaucoup plus pour le vendeur que pour vous.

Réserver une excursion sans vérifier ce qui est inclus. Une croisière dans la baie d’Ha Long, une randonnée dans le Nord ou une sortie dans le delta du Mékong peuvent être de merveilleux souvenirs… ou une succession de suppléments inattendus.

Avant de réserver, demandez ce qui comprend le transport, les repas, les droits d’entrée, les boissons, le guide et les éventuelles activités. Regardez les avis récents et méfiez-vous des programmes trop chargés. Une excursion vendue comme « authentique » avec six arrêts commerciaux et trois heures de bus mérite quelques questions.

Oublier les codes culturels vietnamiens

Entrer dans un temple en tenue inappropriée. Les pagodes, temples et mausolées sont des lieux de culte ou de mémoire, pas seulement des décors pour photos. Épaules et genoux couverts sont généralement de mise. Retirez vos chaussures lorsque cela est demandé et évitez de parler fort.

Un foulard léger ou un pantalon ample dans le sac suffit souvent à vous adapter rapidement. Et avant de photographier un moine, un fidèle en prière ou une cérémonie, demandez la permission. Un sourire et un geste vers votre appareil photo fonctionnent très bien, même sans parler vietnamien.

Toucher la tête de quelqu’un ou pointer du doigt. Dans plusieurs cultures d’Asie du Sud-Est, la tête est considérée comme une partie importante et symboliquement élevée du corps. Évitez donc de toucher la tête d’un enfant, même avec une intention affectueuse.

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Pointer directement une personne du doigt peut également être perçu comme impoli. Utilisez plutôt la main ouverte pour désigner quelqu’un ou quelque chose. Ces détails peuvent sembler anodins, mais ils témoignent de votre respect pour les usages locaux.

Perdre patience face aux différences de communication. Les échanges vietnamiens ne suivent pas toujours les mêmes codes que chez nous. Un sourire ne signifie pas forcément « oui » : il peut exprimer la gêne, l’embarras ou simplement l’envie de détendre la situation.

Parlez lentement, utilisez des phrases simples et évitez de hausser le ton. En cas de malentendu, l’humour et la patience seront plus efficaces qu’un grand discours. Après tout, même une commande de café peut devenir une aventure linguistique lorsque l’on confond « avec lait » et « sans lait ».

Mal manger, mal boire et passer à côté du meilleur

Avoir peur de la cuisine de rue. Éviter toutes les petites échoppes par crainte de tomber malade serait dommage. La cuisine de rue est l’une des grandes expériences du Vietnam : phở fumant au petit matin, bánh mì croustillant, crêpes bánh xèo et fruits découpés à la minute.

Choisissez les endroits fréquentés par les habitants, où les aliments tournent rapidement. Observez la propreté générale, la conservation des ingrédients et la cuisson. Une file de clients locaux est souvent un excellent guide gastronomique.

Boire l’eau du robinet sans précaution. Dans la plupart des régions, il est préférable de boire de l’eau en bouteille scellée ou de l’eau filtrée. Vérifiez que la bouteille n’a pas déjà été ouverte et utilisez la même prudence pour les glaçons dans les établissements peu fréquentés.

Pour réduire les déchets plastiques, emportez une gourde et renseignez-vous sur les points de remplissage ou les hébergements équipés d’un système de filtration. Voyager prudemment ne signifie pas renoncer à ses convictions écologiques.

Abuser de l’alcool et ignorer la chaleur. Entre une bière fraîche sur un trottoir et un verre de rượu local proposé par une famille, les occasions ne manquent pas. Mais l’humidité et les températures élevées accélèrent la déshydratation.

Buvez régulièrement de l’eau, protégez-vous du soleil et évitez de prendre le scooter après avoir consommé de l’alcool. Le Vietnam se découvre bien mieux avec une tête claire qu’avec une carte mentale dessinée par trois bières locales.

Voyager sans penser à son impact

Multiplier les activités qui exploitent les animaux. Les promenades à dos d’éléphant, les spectacles avec animaux sauvages ou les photos avec des espèces capturées peuvent sembler divertissants, mais ils cachent parfois des conditions de détention préoccupantes.

Privilégiez les sanctuaires transparents, les programmes de protection réellement documentés et les observations d’animaux dans leur milieu naturel. Un bon prestataire doit pouvoir expliquer où va votre argent et quelles mesures sont prises pour le bien-être des animaux.

Laisser ses déchets derrière soi. Une plage isolée, un sentier de montagne ou une petite île ne sont pas des poubelles à ciel ouvert. Les infrastructures de collecte sont parfois limitées, notamment dans les zones rurales et insulaires.

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Gardez vos déchets avec vous jusqu’à trouver une poubelle, refusez les sacs et pailles inutiles et emportez une gourde ainsi qu’un sac réutilisable. Dans les endroits très fréquentés, participez si possible à une initiative locale de nettoyage. Même un petit geste compte lorsqu’il est répété par des milliers de voyageurs.

Photographier les habitants comme des figurants. Les marchés, les villages et les rues vietnamiennes offrent des scènes magnifiques. Mais les personnes que vous photographiez ne sont pas des accessoires de voyage.

Demandez l’autorisation avant de prendre un portrait, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants, de personnes âgées ou de communautés rurales. Si quelqu’un refuse, acceptez-le sans insister. Une rencontre respectueuse laissera toujours un meilleur souvenir qu’une photo volée.

Ignorer la météo et les réalités locales

Penser que le climat est identique partout. Le Vietnam s’étire sur plus de 1 600 kilomètres du nord au sud. Lorsque Hanoi connaît une période fraîche et humide, Hô Chi Minh-Ville peut être chaude et orageuse. Le centre du pays peut, quant à lui, subir de fortes pluies pendant certaines périodes.

Consultez la météo région par région avant de préparer votre sac. Prévoyez une veste légère, une protection contre la pluie, des chaussures qui sèchent rapidement et des vêtements respirants. La mousson ne transforme pas forcément un voyage en catastrophe, mais elle peut modifier les transports et certaines excursions.

Ne pas prévoir de marge dans son itinéraire. Les trains peuvent avoir du retard, les routes de montagne ralentir les trajets et les bateaux être annulés en cas de mauvais temps. Évitez de programmer une correspondance internationale quelques heures seulement après un long trajet en bus ou en train.

Gardez une journée flexible lorsque c’est possible. Elle pourra servir de tampon en cas d’imprévu, ou simplement vous permettre de rester plus longtemps dans ce petit café de Hoi An où la lumière du soir vient lécher les murs jaunes. Et franchement, qui s’en plaindra ?

Les bons réflexes à garder en tête

  • Conservez une copie de votre passeport, de votre assurance et de vos réservations.
  • Apprenez quelques mots simples comme xin chào pour dire bonjour, cảm ơn pour remercier et bao nhiêu pour demander le prix.
  • Demandez toujours le prix avant une course, un service ou une activité non affichée.
  • Respectez les lieux religieux, les habitants et les espaces naturels.
  • Préférez les transports et hébergements engagés dans une démarche responsable lorsque cela est possible.
  • Gardez de la souplesse : au Vietnam, les plus beaux souvenirs ne figurent pas toujours sur l’itinéraire.

Éviter ces erreurs ne demande pas de voyager avec un manuel de savoir-vivre sous le bras. Il suffit d’observer, de rester curieux et de se rappeler que l’on est invité dans un pays avec ses propres rythmes et ses propres habitudes. Le Vietnam vous le rendra au centuple : un bol de phở partagé, un sourire au bord d’une route, une conversation improvisée ou un coucher de soleil sur les rizières. C’est souvent dans ces moments imprévus que commence le vrai voyage.

Jeff

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